Au cours des siècles, le chiffre treize a souvent eu des significations mystiques ou superstitieuses, datant parfois d’un passé lointain. C’est ainsi que le symbole de la Sainte Cène où Jésus réunit ses douze apôtres autour de la table est bien entendu l’une des sources de la mauvaise réputation de ce nombre.

Mais la phobie du nombre 13 vient plus probablement de Philippe II de Macédoine, près de quatre siècles avant J.-C. En effet, il ajouta sa propre statue aux douze statues des Dieux et fut assassiné peu de temps après. Mais cette histoire se base sans doute sur des légendes plus anciennes encore.

La 13e carte du tarot est la mort, représenté par un squelette en train de faucher. Il représente aussi le nombre de lunaisons dans une année, et le nombre de menstruations. Et il est en architecture comme en géométrie, il représente un déséquilibre, et ainsi s’oppose au divin.

Aujourd’hui encore, il n’y a pas de chambre 13 dans les hôtels (cherchez la prochaine fois pour voir…) et on trouve souvent des immeubles où l’ascenseur passe du 12e au 14e étage sans sauter de niveau !

Inaugurer le 13e camp du Genève Volley représentait donc un risque important – du moins si l’on est superstitieux. Ce qui n’est clairement pas le cas des encadrants du Genève, à l’exception de Marco De Monte et de Virginia Baudino. En effet, ces deux-là ont préféré nous laisser croire qu’ils étaient blessés plutôt que d’être présent lors d’un événement commençant par ce nombre marqué par la mort… n’importe quoi ! Personne n’est dupe. D’ailleurs vous verrez : ils seront là en 2022 !

Genève...... Volley !!!

Ce sont 54 jeunes demoiselles, donc, qu’on appellera désormais des petites chéries (1) qui ont donc investi la salle Henry-Dunant en ce lundi 23 août qui, bien qu’ensoleillé, commença par une température matinale frisquette. Comme aucune d’entre elles ne souffre de triskaïdékaphobie (2), le cours a bien commencé à l’heure ! Trois petites chéries toutefois ne seront là que demain, l’une parce que son estomac a gagné un match contre sa volonté, et les deux autres parce que la voiture familiale a décidé de refuser de les ramener à la maison, ce qui est quand même paradoxal, vu qu’elle y réside aussi comme tout le reste de la famille. Et tout le monde veut rentrer, non ?

Le premier jour – comme presque toujours – est consacré aux rappels usuels : c’est quoi ce truc rond jaune et bleu ; pourquoi y z’ont mis un filet en travers de la salle, c’est nul ; pourriez pas crier un peu moins fort les entraîneurs ? etc., etc., etc… Bref, les petites chéries sont en voix !

Une fois la mémoire revenue, on peut commencer. Si le thème de la première journée est consacré aux gestes de base, on va donc voir qui survivre jusqu’au lendemain sans courbature.

Relevons que comme l’an dernier, le beachvolley occupera une demi-journée de chaque groupe. Mais contrairement à l’en dernier, cette fois-ci on œuvrera au Grand-Saconnex, dans le parc Sarasin.

Et l’activité hors volley sera cette année un accrobranche, dont le premier groupe expérimentera le parcours aux Evaux.

Relevons que pour cette première journée, on a droit à deux renforts de choix pour l’encadrement, puisque le groupe de beachvolley sera aussi accompagné d’Alyssa Aveni, actuelle libéro de la première équipe, et par ailleurs une beacheuse de talent, alors qu’un des groupes en salle a quant à lui profité de la présence d’Olivia Rusek, top-scoreuse de la LNA de l’an dernier !!

La journée se termine par un retour au calme durant lequel les petites chéries ont appris qu’un ballon de volley pouvait avoir des capacités thérapeutiques. À condition de les utiliser avec douceur – contrairement à ce qu’elles en faisaient tout le reste de la journée.

C’est donc fatiguées (ridon), hagards (Cornavin) et épuisés (phyr) que les petites chéries sont rentrées à la maison ce lundi soir. Mais on le sait… la nuit répare.. enfin, elle essaie. Et on les retrouvera demain.


(1) : petit hommage à Nicole de Buron, récemment décédée, mais à lire ou à relire !
(2) : la peur du chiffre 13 (non, ce n’est pas une invention, c’est bien dans le dictionnaire…).

Rassurez-vous, chers lecteurs : nous non plus, on ne sait pas toujours ce que certains entraîneurs tentent d’inculquer aux petites chéries…