GENEVE VOLLEY – CAMP D’ETE 2016

Lundi 22 août 2016

On est arrivé ! Soyez rassurés, tout va bien ! La première journée du camp est passée à toute allure et est déjà terminée ! OUF ! C’est le moment de souffler, ce fût dur ! Non pas le voyage qui s’est bien déroulé, ni l’installation, ni le repas mais, par contre, retrouver les réflexes de la pratique du volley après une longue interruption estivale, c’est pas évident ! Regarder le volley à la télé durant les Jeux Olympiques, c’est bien joli, mais cela n’aide pas beaucoup pour la pratique !

C’est donc parti sur les chapeaux de roues, plusieurs heures d’agitation, de mouvement en tous sens. Du coup (de bambou) : fatigue, transpiration et finalement courbatures à l’horizon !

On pourrait s’arrêter là car tout est dit pour cette reprise, mais nos fidèles lecteurs qui nous suivent depuis longtemps seraient certainement frustrés ! Quoi ? Pas de jeux de mots idiots, ni d’anecdotes débiles ? Qu’est-ce que c’est que compte rendu ?

REMBOURSEZ ! REMBOURSEZ ! hurle la populace.

 

O.K. ! O.K. ! Alors reprenons le déroulement de la journée en détail pour ces centaines de milliers de followers ainsi que pour les principaux intéressés (?) : les grincheux et pénibles responsables légaux du troupeau en vadrouille…

09h15 : Avenue Edmond-Vaucher : alors que les parents présents écrasent une dernière larme, tandis qu’au loin le car effectue ses premiers tours de roue et s’éloigne en direction de l’Ouest sauvage dans un nuage de monoxyde de carbone et de pestilence de diesel, les sentiments sont partagés. Il y a ceux qui, ivres de bonheur, ne parviennent pas à cacher leur joie d’avoir pu se « débarrasser » de leur gamine pendant quelques jours et qui vont pouvoir profiter à fond de ces quelques moments de répit tant souhaités et si ardemment désirés, et il y a les autres, ceux qui ont mal calculé leur coup et qui n’ont pas réussi à caser frères et sœurs chez Tantine Germaine (celle qui a une moustache qui pique !), à l’hospice, à la SPA ou dans un camp de vacances naturistes au Spitzberg. Il y en a bien quelques rares qui sont tout simplement tristes de voir leur petite chérie partir dans le lointain : hé bien, à ceux-là, je peux dire honnêtement qu’il n’y a aucun souci : le car n’a pas encore fini son premier virage que leur fifille « préférée » les a déjà complètement oublié !!! Hé, oui ! C’est la dure réalité ! Vive l’adolescence !

Le ruban asphalté se déroule sous les roues alors que la bétaillère file à grande allure : autoroute de contournement, douane de Bardonnex (rien à déclarer : pour une fois, la viande passe de Suisse en France !), A40, Bellegarde sur Valserine, qui n’a de belle que le nom, encore quelques kilomètres et hop ! Sortie no 8 (8 euros 50 pour un véhicule léger depuis Genève) et direction la campagne : virages, villages, vaches, … et on finit par arriver à … (roulements de tambour, musique céleste, « Also sprach Zarathoustra ») … Hauteville-Lompnes !

Hé oui ! Rien de nouveau sous le soleil, voilà maintenant plusieurs années que le Genève Volley organise son traditionnel camp d’été dans le centre sportif 3S qui offre d’excellentes conditions pour la pratique du volleyball, alors on y revient ! Bon, d’accord, les douches, c’est moins bien, mais bon. On ne peut pas tout avoir.

Mais avant de joueur à la baballe, il faut s’installer, prendre possession des chambres. C’est la marabunta ! Et il ne faut que quelques minutes pour transformer les lieux aseptisés et rangés comme une salle blanche en une illustration terrifiante du chaos. C’est une formidable démonstration de la tendance à l’entropie de l’Univers. Et on vient seulement d’arriver !

Chers parents : il serait temps de diminuer quelque peu les activités de vos filles et de remplacer les cours de philosophie, de maintien et savoir-vivre, de mécanique quantique ou d’études de l’art pariétal par des activités ludiques et joyeuse comme :

  • Comment faire mon lit en moins de 5 heures ;
  • Rangement et organisation vestimentaire ;
  • … bon, vous savez la suite aussi bien que nous.

Après tous ces efforts inexistants, il est plus que temps de passer à table ! Voilà un bon moment !

Fin de la rigolade, début de la débandade :

13h30 : On est dans la salle, prêts pour le début du calvaire. On forme des chemins de croix – pardon, des groupes, et on utilise les 5 terrains disponibles pour revoir, sous forme de chantier, le catéchisme de base des gestes fondamentaux du volleyball. Mais non, pas des chantiers avec marteaux piqueurs et bétonneuse, mais avec des cônes et des cerceaux, des balles de toutes tailles et des entraîneurs déchaînés. C’est le début de la pénitence.

18h : Fin du calvaire (remarquez s’il vous plaît qu’on a l’humour catholique cette année) et retour au calme. C’est le grand moment qu’on attend tous avec joie et bonheur : en effet, quel plaisir de masser les pieds puants et transpirants de ses petites camarades, quelle joie de masser les dos gluants de sueur et tendus par l’effort… ah non pardon, c’est l’inverse : quel plaisir de se faire masser les pieds et quelle joie de recevoir un petit massage sur ses vertèbres déjà douloureuses…

19h : enfin un moment de repos dans ce monde de brutes. Le repas du soir permet à toutes de se sustanter et de combler la perte de calories brûlée sur le bûcher du sport…

Et enfin, le meilleur moment de la soirée : 22h15, la célèbre extinction de l’espèce – ah mais non, c’est celle des feux, en fait… où à leur tour, les moniteurs et encadrants de tout genre et espèces peuvent aussi bénéficier d’un moment de répit et de calme, autour d’une partie de cartes et d’un ordinateur pour écrire des mensonges à leurs proches, du genre “tout va bien et tout le monde est super”. Juste pour qu’ils ou elles ne s’inquiètent pas. Décidément, gérer un camp tient de la sinécure.

Mais bon – demain soir ça ira mieux. Elles seront encore plus excitées, encore plus fatiguées et encore plus fofolles, on peut rêver : elles auront peut-être sommeil ?

Pour conclure ce “Traité de gestion de l’encadrement d’un camp en cinq tomes”, quelques highlights comme disent nos amis anglo-saxons, bref, les perles du jour :

– surprise n° 1 : on achève le repas de midi en se demandant mais où est passé Jacqueline et en se demandant comment on va faire avec une monitrice de moins, quand pile au moment du café, elle arrive… il semble que pour venir depuis Gimel où elle réside, elle est passée par Aubonne et Gland (je laisse les avisés remettre les villages dans le bon ordre) et par Saint-Claude, ville bien entendu célèbre pour ses pipes (c’est authentique ! et ça permet de rester dans le style…).

– surprise n° 2 : on voit arriver au milieu de la pause de l’après-midi deux parents bien sympas qui ont fait le voyage, non pas pour embrasser fifille chérie (bien qu’ils l’aient quand même fait), mais pour lui apporter tout son petit linge qu’elle avait bien entendu omis d’amener – et bien que sa soeur, elle, y avait pensé – d’autant plus sympa les parents qu’ils n’ont pas même pas ronchonné – ou du moins, pas devant nous…

– surprise n° 3 : quand sur les inscriptions, on n’a qu’une végétarienne et que lors du service du repas, trois personnes lèvent la main lorsqu’on demande où elle se trouve…

– surprise n° 4 : quand plus de la moitié des filles se retrouvent dans la même chambre, quand bien même qu’on leur avait dit d’aller dans celle figurant sur la feuille… l’an prochain, on fait sous chapiteau et tout le monde dort ensemble, ça va être le pied géant (au fait, je vous ai dit que l’an prochain, je suis au Groenland à cette époque ?).

On se réjouit pour celles de demain… bonne nuit les petits parents et faites de beaux rêves… pom pompompom pom pom, pom pom pom…

Salutations relatées.

JJvD et AY